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Le conseil municipal s’oppose à la fermeture de la centrale thermique de charbon d’EDF

Les députés de la région et membres du conseil municipal se sont accordés sur le fait de défendre la centrale thermique du Havre et ses travailleurs menacés.

C’est la semaine passée que l’information a été faite, par la ministre de l’Environnement et de l’Écologie Ségolène Royal. Elle a annoncé que la centrale thermique du Havre, qui surplombe la ville et le port avec ses cheminées pourrait cesser toute activité avant 2023, alors que son arrêt était prévu pour 2035. Une décision envisagée par le gouvernement. En fait d’après le projet PPE de l’Énergie PPE il est prévu que cinq centrales thermiques à charbon puissent fermer d’ici 2023.

Mais, cette montre que le plan mis en œuvre n’a pas porté ses fruits, car au départ, le gouvernement avait prévu que ces sites soient fermés et reconvertis en sites industriels à partir de 2035.

De nouveaux investissements

Rappelons qu’en 2013, les unités 1 et 2 du site du Havre avaient été arrêtées, car EDF avait entrepris des travaux de rénovation en 2014 et 2015 sur l’unité 4. A la suite de cette rénovation, le site devait fonctionner jusqu’en 2035. Mais en voulant les fermé avant l’échéance suscite la colère des politiques peu importe leur mouvement.

Réunis en conseil municipal, plusieurs personnalités ont avoué qu’ils étaient consternés par cette décision, car elle pourrait avoir des conséquences lourdes non seulement sur la région mais également sur les 2010 emplois.

Élu du PS, Matthieu Brasse a tenu à réagir par rapport à cette décision mais également Catherine Troalic (PS) qui a adressé un courrier à Ségolène Royal pour réclamer une rencontre en compagnie du député-maire LR du Havre Édouard Philippe.

« Il ne s’agit pas d’une chose simple, mais cela ne respecte ce qui avait été dit au départ. Plusieurs violations aux engagements sont notées » a indiqué de son côté Édouard Philippe.

Dans la foulée, un autre cadre politique en la personne de Nathalie Nail (PC) a dénoncé les retombées économiques et sociales de cette décision. Une réunion est prévue le 18 juillet avec le ministre de l’Économie.