La Normandie

Jean-Jacques Urvoas et l’équation des prisons surpeuplées en Normandie

Le ministre de la justice, Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas est confronté au fléau des prisons surpeuplées.

En difficulté vu les moyens manquants, le personnel de prison à Rouen et en Normandie veut monter au créneau.

En fait dans les prisons, il manque du personnel pour le suivi, les prisons sont très pleines, le personnel a fait remonter ses plaintes que le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, essaie de résoudre.

Un niveau record

En fait, depuis de nombreux mois le nombre de prisonniers a augmenté dans les milieux carcéraux au point de dépasser le chiffre de (68 859 personnes emprisonnées) en avril 2014. Au mois de mai, ce nombre tournait autour de 68 685 et ce chiffre a commencé à baisser en juin et en juillet c’est encore plus grave. Globalement, il y a 58 683 places utilisables et 1500 matelas placés au sol.

D’après un rapport publié par le Conseil de l’Europe en mars 2016, la France faisait partie des pays où les prisions étaient surpeuplées.
En fait, la France occupe la 7e place parmi les 47 pays de l’Europe. Il faut dire que la France est constamment interpellée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour « mauvais traitements » des prisonniers.

De retombées graves

Résultats, cette surpopulation entraîne de nombreux incidents comme les affronts entre prisonniers et personnel des prisons, baisse des activités et aucune disponibilité des conseillers d’insertion. Finalement, les prison ont du mal à préparer les prisonniers avant leur libération, ce qui entraîne des récidives.

« Nos prisons sont les malheurs futurs » a ajouté Jean-Jacques Urvoas.

Ce contexte a été critiqué récemment par les professionnels en bloquant notamment, le centre pénitentiaire de Perpignan (Pyrénées-Orientales), une grève à la prison La Farlède, près de Toulon (Var) en juin, le blocage de la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise), en juillet, et la lettre de la directrice de Fleury-Mérogis (Essonne) à ses supérieurs avertissant sur « une situation notamment menaçante ».

Grève des surveillants à Rouen

Le mardi 21 le personnel de prison de Bonne Nouvelle à Rouen a organisé une manifestation afin de faire part de l’absence de moyens.

« Tout le monde ne supporte plus cette situation, la sécurité n’est pas assez renforcée, car nous manquons d’effectif » détaillait le président du syndicat Ufap. « Nous avons besoin d’au minimum 16 personnes supplémentaire pour mieux travailler », poursuit-t-il.