Sports

Yoann Kowal parle du dopage dans l’athlétisme

Arrivé en 6e position lors de la finale du 3000m steeple mercredi à Rio, Yoann Kowal a, à la suite de sa course, fait part du dopage dans le sport.

Très souriant après être arrivé en sixième position au 3000m steeple des Jeux Olympiques de Rio ce mercredi. Ensuite, il a perdu le sourire en parlant de la médaille de bronze remportée par Ezekiel Kemboi l’athlète Kenyan. «Ce garçon n’est pas vraiment régulier dans le steeple. Ses saisons sont peu reluisantes. Quand nous étions à Rome, je suis devant lui, il ne pouvait pas me rattraper ; et aujourd’hui il remporte une médaille olympique. »

Questionné sur le dopage l’athlète a indiqué qu’il avait des doutes par rapport à plusieurs de ses adversaires. « Vu le tolet soulevé avec la sélection Russe, le Kenya et le dopage… Je n’ai aucun problème, mais je doute énormément. Je suis père d’une petite fille depuis neuf mois et à la naissance, je ne doutais pas de la forme qu’elle pouvait avoir, par contre, je pense que je suis sain, calme, hormis la vitamine C, mon homéopathie , des compléments alimentaires naturels que je fais soumettre à des contrôles par la fédé à tout le temps quand je suis sain. Je suis un homme juste et n’ai aucun regret par rapport à mes résultats, ou de tout ce que j’ai investi de ma personne. »

« Ils gagneront certainement d’importants contrats mais cela ne m’empêchera pas de rester dans ma demeure ».

Toutefois, il comprend ses adversaires, mais sans encourager leur comportement. « Si je suis encouragé par mon staff, si je suis sollicité, et si je reçois la proposition d’un contrat d’un million et que je deviens champion olympique, alors à ce moment, je pourrais être motivé. Toutefois je n’ai pas reçu cette proposition. Je veux juste comprendre ces choses, mais je ne les accepte pas. Au cas où le monsieur vit dans la rue et qu’on vienne lui dire si tu te dope et qu’on t’offre un terrain, une voiture, une maison » je ne veux pas dire que c’est une bonne chose parce qu’il m’a battu, mais si cela peut participer à son bonheur, même au prix de sa vie, ils gagneront certainement des contrats importants, moi je resterais dans ma maison ». Le français a également évoqué le cas de Bernard Lagat dont les résultats de contrôle antidopage s’étaient soldés par un + sur l’échantillon A, sauf que l’échantillon B s’était révélé négatif.